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TEMPORA

Laboratoire de sciences historiques

 

Le champ de recherche de Tempora se définit comme l’histoire des faits et des représentations dans les sociétés occidentales de l’Antiquité à nos jours. Ses membres sont pour la plupart historiens, mais ils s’emploient à renouveler les approches en dialoguant avec d’autres sciences humaines et sociales telles que l’anthropologie, la sociologie, les sciences politiques ou l’archéologie. Consciente des enjeux contemporains de l’histoire, l’équipe entend participer activement aux débats en résonance avec l’actualité : les questionnements identitaires, l’articulation entre citoyenneté et la laïcité, les causes et les manifestations des populismes et des extrémismes religieux, les effets sociaux de l’essor du numérique et le rapport aux milieux naturels.

Axes de recherche : 

Jeux d’échelles : du local au global

En travaillant à l’échelle d’une région (la Bretagne, notamment) aussi bien que selon une approche transnationale, en Europe comme sur d’autres continents, et dans le temps long (de l’Antiquité au XXIe siècle), les membres de Tempora privilégient trois thèmes de recherche : la fabrique des identités, les rapports entre communautés et territoires, les réseaux et circuits d’échanges.

Gouverner et être gouverné 

Loin de considérer les États et les gouvernements spirituels comme des réalités monolithiques immuables, les membres de Tempora analysent leurs évolutions en resserrant la focale sur les processus constants de construction et de fissuration qui les caractérisent. Cette fabrique des pouvoirs est appréhendée sous les angles suivants : États et Églises : rouages institutionnels et agents ; exercice de l’autorité et encadrement des populations ; dissidences, rébellions et répressions ; guerres et sociétés.

Savoirs et pratiques socio-culturelles 

Dans les mailles constituées par les communautés et les pouvoirs, ou par les circuits de l’échange, évoluent des cultures dont on cherche à mieux saisir la complexité. L’objectif est de croiser quelques-uns des facteurs, généralement disjoints dans l’approche historienne, qui sous-tendent les mêmes identités — toujours plurielles et souvent contradictoires. Les chercheurs de Tempora se concentrent en particulier sur : les apprentissages ; les pratiques de l’écrit et les cultures du livre ; les interactions entre genre, corps, apparences.

Chercheurs

Jeunes chercheurs

Activités américanistes

Le laboratoire participe au projet international « Une histoire du droit à la colère », consacré aux mobilisations populaires et aux émeutes dans le Paris pré-révolutionnaire, en partenariat avec des institutions canadiennes et françaises. Les activités scientifiques de Tempora accordent également une place importante aux histoires transnationales, aux réseaux d’échanges et aux circulations globales, comme l’indiquent les axes structurants du laboratoire autour des « jeux d’échelles » et des « histoires transnationales ». Plusieurs séminaires et journées d’étude témoignent enfin d’une ouverture aux approches comparées et aux espaces extra-européens, notamment à travers des travaux sur les décolonisations, les circulations culturelles, les représentations historiques au cinéma et dans le jeu vidéo, ou encore les pratiques de recherche historique à l’étranger. Même si l’américanisme n’apparaît pas comme un axe autonome du laboratoire, Tempora développe ainsi des collaborations scientifiques avec des chercheurs nord-américains et inscrit une partie de ses recherches dans des perspectives transnationales et connectées à l’échelle atlantique et mondiale.